La Mitad del Mundo

A quelques milliers de kilomètres de la ville la plus au Sud du continent : Punta Arenas, après six mois d'effort en vélo, à pied, en canoé et à dos de cheval, l'équateur est atteint par l'équipe de l'Aventurina. Les deux Manus ont rempli leur contrat : traverser le continent par des moyens de transport sportifs et rencontrer des élèves dans chaque pays pour qu'un d'eux ait peut-être un jour une folle envie de découvrir le monde.

Signature du contrat

The end



Publié à 19:18, le 6-aoû-2007, dans 11 Epilogue, mitad del mundo
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Le sommet de l'Aventurina

23h ; après une courte nuit de repos, le réveil sonne. Malgré la fatigue et la difficulté de quitter le duvet, le préparatifs sont rapides et après un léger repas et une sur-hydratation de thé, nous sommes prêts. Sur le pas de la porte du refuge, la nuit parait calme, il ne fait pas froid et la lumière de la lune nous invite à attaquer le Chimborazo dans des conditions optimales.

 

Comme prévu à la reconnaissance, nous montons facilement la première moraine. Ici commence le glacier ; un passage technique : "el corridor" entre les cascades de glace, une ascension sur un terrain mixte de roche et de glace puis la crête jusqu'au sommet. Nous nous encordons à 8m, et attaquons la glace piolet en main et crampons solidement fixés sous les pieds. La fraîcheur de l'air commence à se faire sentir discrètement. Quelques points posés pour les passages délicats, une intensification de l'effort pour passer la zone instable de roches et de glace et nous arrivons soulagés sur la crête. Après seulement deux heures trente d'effort, cela s'annoncerait presque plus facile que prévu.

Cascade de glace dominant "el corridor"

Pourtant le chemin est encore long. La pente nous demande un effort soutenu et le froid commence tout juste à nous prévenir par cette douce bise qui balaie la crête. Après 5h30 d'effort, l'abrutissement est notre seul compagnon pendant la marche. Notre champ de vision n'est plus limité par la portée de notre lampe frontale mais par le service minimum qui demande seulement de regarder où va se poser notre pied au prochain pas. Il y a juste cette corde qui court et ce mot qui revient en tête "il faut garder la corde tendue... corde tendue, mec !". Même l'effort permanent ne suffit plus pour se réchauffer, la fin de nuit et l'altitude croissante attaquent nos doigts, nos pieds, notre visage et cette partie du dos mal couverte par la veste polaire. Il faut agiter en permanence les orteils pour faire revenir la sensibilité, surtout ne pas s'arrêter ou bien en sautant sur place et en faisant travailler les chevilles et les poignets. Nous rattrapons une première cordée partie avant nous et passons lentement devant un visage crispé. Encore et toujours le même rythme, le froid que l'on sent et le silence que l'on n'entend plus. Une autre cordée en vue, un homme s'écroule, les genoux dans la neige. Le temps n'existe plus, il n'y a plus que le rythme des pas. Vers 6h les premières lueurs nous font apercevoir la "cumbre Veintimilla", le sommet Sud du volcan ; enfin l'espoir d'arriver au but mais surtout d'un peu de chaleur avec le soleil levant.

Premier rayon de chaleur

Peut-on s'arrêter au sommet Sud, si proches du but ? La "cumbre Whymper" est en vue et nous nous sentons presque pousser des ailes ; encore quelques grammes de souffrance et le soleil perce les nuages à l'instant même où saute le bouchon de cette bouteille de 'presque-champagne' que nous avons durement apporté jusqu'au sommet de l'Aventurina.

Malgré une menace de perte d'orteils, les difficultés respiratoires des 6000m et ces pierres qui roulent un peu près de notre mousse capillaire, nous sommes arrivés heureux au sommet, et si 80% des accidents arrivent à la redescente, nous étions trop remontés pour finir ici.


Manu, Manu, Quentin, le Chimborazo (6310m dit-on)



Publié à 19:02, le 1-aoû-2007, dans 10 Volcanes de Ecuador, Chimborazo
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Bilan sportif général de l'Aventurina

 Combien de litres de sueur ? La question est sur toutes les lèvres. Combien de kilo avez-vous pris ou perdu pendant l'expédition ? Combien de coups de pédale, de hache pour votre radeau ...?
Non rien de cela ici, cet article ne contient que des statistiques dont le degré de confiance avoisine les 100%. Toute l'aventure, ou presque, résumée en quelques chiffres...

 

Distance parcourue (km)

Temps (h)

Dénivelé positif (m)

Nombre d'étapes

Distance journalière moyenne

Total Aventurina 

6030

533

70076

107

56,4

-

-

à Vélo 

4960  

291  

42386  

56  

88,6  

à Pied 

649  

172  

24156  

33  

19,7  

en Kayak / Canoë / Radeau 

332  

49  

0  

13  

25,5  

à Cheval

89  

21  

3534  

5  

17,8  

L'Aventurina a traversé de nombreuses régions dans 5 pays d'Amérique du Sud suivants les Andes : Chili, Argentine, Bolivie, Pérou et Equateur.

Au prix d'efforts surhumains les Manus ont franchis ou gravis 46 cols et sommets dont 26 à plus de 4000m ; parmi les plus fameux, nous retiendrons le terrible col San Francisco (4726m) gravi à vélo, le Huayna Potosi (6088m) notre premier 6000, mais aussi le mythique Chimborazo (6310m) véritable symbole de la réussite de l'Aventurina.

Enfin pour ne pas assommer le lecteur sous les chiffres, vous pouvez nous contacter pour encore plus de statistiques passionnantes.

Vision générale du trajet



Publié à 19:36, le 31-jui-2007, dans 11 Epilogue,
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Sur les flancs du Chimborazo

Le Chimborazo (6310m dit-on)

Pour clore une Aventurina il faut un objectif mythique, un ultime défi, un sommet plus loin du centre de la Terre que tous les autres ; pour clore notre Aventurina, il nous faudra cotoyer les 6300m au sommet de l'impressionnant, du colossal Chimborazo. Mais avant d'essayer de dominer la bête il nous fallait l'approcher, l'observer depuis une hauteur voisine afin de s'en imprégner ; le Carihuayrazo (5020m) était l'endroit idéal du nécessaire trek d'immersion.

Le Carihuayrazo depuis Posada la estación

Nous partons donc pour trois jours de trek sur les flancs du Chimborazo avec un moyen de transport adapté à ce milieu de paramo : le cheval, et un objectif double : aller toucher la glace du sommet du Carihuayrazo et observer longuement notre prochaine conquête.

Départ des bêtes dans un paysage de paramo

Malheureusement le mauvais temps ne nous autorisera pas l'ascension du Carihuayrazo mais pendant les quelques éclaircies nous aurons droit à un coucher de soleil très aérien et des vues volées sur le Chimborazo entre les brumes.

Deux cavaliers et un objectif rêvé depuis 18 mois

Parfois trottant au coeur du paramo, parfois nous empêtrant sur un chemin boueux qui affole les chevaux, nous avançons au rythme des bêtes ; montant ensuite à flanc ce chemin en herbe tendre de ne pas être souvent emprunté, puis longeant une crête, nous observons ; coupant enfin à travers une forêt trop dense qui arrachera le chargement de notre cheval de port, nous quittons le trek en direction de notre dernier objectif.

Objectif Chimbo

En chemin pour le refuge Whymper (5000m) nous avons enfin le loisir d'observer la route qui peut nous mener au sommet, nous ne pensions pas que cela aurait l'air si difficile. Nous sommes au pied du mur, au pied d'un véritable mur de roche et de glace ; il nous faudra d'abord zigzaguer en montant la première morraine, puis prendre à droite dans le corridor entre les cascades de glace, ensuite viser vers la gauche et traverser un champ de glace et de roche pour atteindre la crête qui nous amènera jusqu'au sommet Veintimilla (6220m) avant de traverser le dernier champ de crevasse vers la cumbre Whymper (6267m aux dernières nouvelles), véritable point culminant du colosse.

A l'approche du second refuge nous traversons un réel cimetière : des dizaines de pierres tombales commémorent la disparition des nombreux alpinistes qui avaient tenté de planter le piolet là-haut, au sommet du monde. Au refuge, il est impossible de décrocher le regard de La Montagne pour regarder encore et toujours notre voie et se préparer au défi qui nous attend. D'autres cordées arrivent au cours de l'après-midi : trois allemands, trois autrichiens... et nous sommes là, au milieu, trois petits français anxieux comme une veille d'examen ; la pression monte, nous préparons notre matériel, ficelons notre sac et tentons de trouver le sommeil dès 19h dans l'attente de l'ultime défi, l'ultime défi ultime...

Le vaincront-ils ?



Publié à 18:53, le 30-jui-2007, dans 10 Volcanes de Ecuador, carihuayrazo
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Objectif Cotopaxi

Le relatif échec du Sangay digéré, les regards se tournent vers le prochain objectif de l'Aventurina: le Cotopaxi, 5897m de roche, de glace, et parfois de feu, qui surmontent fièrement "L'Allée des Volcans". Afin d'aborder l'ascension dans les meilleures conditions, un ambitieux programme d'acclimatation est mis en place.

Première destination: l'Antizana, nevado de plus de 5700m isolé dans le paramó à l'est de Quito, au pied duquel notre nouvelle recrue dépassera pour la première fois l'altitude fatidique du Mont Blanc, et un bivouac à la belle étoile verra Manus se fera défoncer par le froid dans son duvet devenu un "+10ºC confort".

Au pied de l'Antizana (5758m)

L'étape suivante est la première véritable ascension équatorienne: l'Illiniza Norte, aiguille de roche culminant à plus de 5100m et pourvue d'un spartiate refuge à 4750m. L'ascension débute à l'aube du 13 juillet, alors que les brumes matinales découvrent progressivement la montagne blanchie par les récentes chutes de neige. L'ascension oscille entre rocher rouge et branlant et neige immaculée, et l'aiguille sommitale est atteinte sans difficulté, mais dans une ambiance vertigineuse, sous les regards bienveillants du Cotopaxi et de l'Illiniza Sur.

Festival de couleurs entre les Illinizas

L'Illiniza Sur (5263m), entre ombre et lumière

Dans une forme optimale, nous partons confiants vers l'objectif principal de ces quelques jours: l'ascension par la "Cara Sur" du Cotopaxi, suivie d'une traversée du cratère sommital et d'une descente par la voie normale. Première étape: montée au refuge de la Cara Sur depuis la Panaméricaine, Manu et Quentin au chaud à l'avant d'un pick-up, Manu se pelant dans la remorque à vaches. Au même moment, l'Argentine se faisait allumer en finale de la Copa America par un Brésil retrouvé, mais la chaleur des cabanes console vite les Manus de cette terrible désillusion. Deuxième étape: Montée en cheval au Campo Alto, à 4700m d'altitude, quelques tentes de toile poussiéreuses et battues par les vents au pied des glaciers du Cotopaxi... Les chevaux asthmatiques, l'altitude et le chargement instable ne permettent pas de lancer les grands galops esperés, mais la montée dans le paramó et les cendres volcaniques est de toute beauté. La jonction avec le Campo Alto intervient vers midi, ce qui laisse toute latitude pour des exercices de sécurité sur glacier et une reconnaissance de la route à suivre, car la trace de montée brille par son absence. Qu'à cela ne tienne, munis de points GPS et de photos aériennes, nous quittons le camp à 1h30 du matin.

Départ à la fraîche

Rapidement, il faut se rendre à l'évidence: le brouillard environnant et l'absence de lune nous imposent une visibilité de 20m au mieux, insuffisant pour anticiper les nombreuses crevasses. Par une fois, le sol se dérobe sous les pieds d'un des nôtres, et les problèmes d'itinéraire deviennent pressants. Alors que la cordée commence à se diviser sur la route à suivre, le brouillard se déchire enfin, et les frontales permettent d'apercevoir un passage crucial entre deux énormes crevasses. Il est 4h déjà, et la route est encore longue.

Eviter les crevasses

A la faveur de l'aube naissante, qui jette sur les sommets environnants des lumières fantastiques, le chemin devient clair. Mais la qualité de la neige se met à faire défaut : nous nous enfonçons souvent jusqu'aux chevilles, et la marche devient exténuante. Motivés comme jamais par la vue du sommet proche et des fumerolles qui l'entourent, nous jettons toutes nos forces dans les dernières centaines de mètres, et atteignons le cratère à 10h du matin , après plus de 8h d'ascension. Rien n'est terminé pourtant, et il faut encore chercher des forces pour effectuer le tour du cratère et atteindre le sommet principal, à 5896m, où une brume persistante nous empêchera d'admirer la vue tant espérée...

Au sommet, dans la purée de pois

Et il faut descendre, déjà, quitter ces altitudes où le corps a du mal à récupérer, lutter contre la fatigue et contre un soleil terrible qui transorme le glacier en fournaise. L'air nouvellement retrouvé nous permettra d'achever la descente sur le coup des 15h, véritablement épuisés, mais remplis des magnifiques paysages de l'aube et de l'ambiance irréelle du cratère sommital.

Et il faut déjà redescendre

QG



Publié à 18:44, le 28-jui-2007, Cotopaxi
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Le volcan Sangay, jusqu'au cou

Nous avons décidé de fêter l'arrivée de notre nouvelle recrue en le mettant directement dans le feu du Sangay (5230m), le volcan le plus actif d'Equateur. Ce fut chose faite, mais pas tout à fait comme nous l'espérions. Récit d'une expédition aux conditions d'isolement rarement atteintes.

Le projet est basé sur deux objets physiques : une carte de la région et un GPS. Nous l'avions lu, l'approche et l'ascension du volcan Sangay prend 5 à 6 jours au départ du village d'Alao, dans un milieu de forêt nuageuse pré-amazonienne à l'humidité déroutante enregistrant jusqu'à 4m de précipitations annuelles. Nous voilà donc partis sans plus attendre, la fleur au fusil, pour un premier bivouac en vue de l'ascension du volcan, ascension à voir selon les conditions de son activité...

La veillée d'armes au sortir du village d'Alao

Les indications des villageois semblent fiables, le premier jour du raid est consacré à la traversée d'un col à 4000m qui nous mène après 6 heures de marche à la Pampa Culebrillas, une vallée à l'apparence accueillante. C'est un paysage extraordinaire de haute altitude mais aussi de forêt nuageuse et de marécages qui nous offrent un premier contact sévère avec cette boue qui ne nous lâchera plus. Nous observons même de nombreux et impressionnants glissements de terrain qui ont barré le sentier.

Dans la montée vers le col, les derniers espaces civilisés et au fond la vallée qui mène à El Placer puis au volcan El Altar

Un des nombreux glissements de terrain rencontrés

Les ennuis commencent lorsqu'une pluie fine s'abat sans discontinuer sur cette vallée humide. Elle empêche tout essai de séchage des vêtements et toute tentative de feu pour cuisiner le lard tant attendu. L'équipe commence dès ce moment à s'empêtrer dans une humidité inéluctable alors que le briquet fait des siennes et que l'inquiétude s'installe avec ce mauvais temps.

Sortie de la forêt nuageuse en descendant du col. Au fond, la Pampa Culebrillas.

Le lendemain matin c'est avec les habits de gros temps et la machette que l'équipe s'élance hors sentier vers le feu du Sangay. L'environnement se fait de plus en plus retiré, la pluie bat son plein et on ne compte déjà plus le nombre de rivières traversées. La forêt difficilement pénétrable alterne avec des hautes herbes et des marécages où le problème de pédicure ne se pose temporairement plus. Une hutte abandonnée est atteinte après deux heures de lutte pour quelques misérables kilomètres parcourus.

Marécages sans fin, végétation impénétrable : même les nuits sont plus qu'humides

Il n'y a clairement pas de sentier dans le coin. Le mauvais temps. le manque de visibilité, le froid et les conditions de progression difficiles, associés à un réchaud sur briquet éjectable commencent à introduire des doutes sérieux sur la réussite de l'expédition. Le paysage est certes unique mais le volcan n'a pas encore été aperçu et l'intinéraire semble bien compliqué. L'après-midi est consacré à une reconnaissance dans un vallée, sans conclusions plus optimistes. Le soleil fait en revanche une courte apparition sans que l'emplacement du bivouac permette de voir le Sangay : trop tard!

Les nouvelles chaussures de notre nouvelle recrue

Le lendemain le temps est encore plus exécrable et la décision est prise de rebrousser chemin dans cette exploration du Sangay. Les habits les plus pourris sont enfilés pour revenir sur nos traces dans des marécages où l'eau arrive parfois au-dessus des genoux... Ce sera une occasion inéspérée de tourner le nouveau clip de l'équipe qui vous sera désormais bientôt dévoilé. Le retour au village d'Alao sera humide, toujours plus, mais marqué par une vision sensationnelle du volcan El Altar (5319m) à travers les nuages...un bon lot de consolation. 

Vue sur la magnifique face sud d'El Altar, une caldeira dont le point culminant la cumbre Obispo (5319m) constitue l'ascension la plus redoutable des volcans équatoriens



Publié à 18:28, le 26-jui-2007, dans 10 Volcanes de Ecuador, Sangay
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Brève : Nouvelle recrue

Voilà un mec en train de passer sa première journée d'expé avec les Manus. Il est venu avec son enthousiasme, ses certitudes et ses nouvelles pompes mais il lui manquait le sceau aventurinien, l'expression de visage sans complexe du mec qui vient de se faire défoncer en traversant les boues d'un glissement de terrain encore tout frais et qui a choisi de prendre un seul pantalon, et qui l'assume. Il nous manquait peut-être cette tour de contrôle qui permet d'observer loin, très loin, très haut avec une altitude déconcertante jamais décrite en Equateur. Alors Quentintin tu as suivis, tu nous as fait ce magnifique cadeau en t'illustrant sans perdre une seconde dans le feu du Sangay.



Publié à 18:24, le 21-jui-2007, dans Breves,
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Deux arrieros en Cordillera Huayhuash

Par chance Azulero est à vendre, c'est tout de suite le coup de foudre : c'est un jeune de trois ans déjà éduqué à charger, un peu maigre mais donc plus sportif et il a une bonne tête. Le burrito n'est pas souvent sorti de chez lui, il est effrayé de tout ; il faut le pousser et le prendre avec la douceur d'un coup de genoux pour traverser les petits ponts de branches - il est vrai pas très rassurants. Avec le temps burrito prendra confiance et nous finirons par le laisser marcher librement devant nous.

Azulero, notre burrito

Une large vallée qui monte doucement vers un paysage de montagnes abruptes enneigées, cela ne donne qu'une envie : s'élancer au galop et sauter ces petits ruisseaux qui serpentent pour sentir la fraîcheur de l'air. Retour à la réalité et travail des molets pour attaquer le paso Cuyoc (5000m), le col le plus haut du trek. Malgré une charge très honnête, notre burrito montre des signes de fatigue et s'écroulera même à la pause déjeuner.

Burrito qui n'avait pas compris ce qu'est l'Aventurina

Après la sieste, tout près de cascades de glace et de roches cisaillées, le col est en vue. Il ne restait qu'une dizaine de mètres mais c'est ici que la charge d'Azulero glisse vers l'arrière, tourne sur le flanc et affole l'animal qui pour se défaire de son incompréhensible prison se met à ruer et à sauter vers le bas de la pente trainant un Manu sur le sol au bout d'une corde. Le col est passé, un nouveau paysage se découvre, notre âne est mis à brouter et le trek continue.

Paso Cuyoc (5000m)

- Manu, le burrito s'est barré !
Tel est le son du réveil de ce matin ; le coral est effectivement vide, les Manus se regardent penauds. Apres quelques heures de recherche dans les environs et un examen minutieux du mur de pierre de l'enclos, il faut se rendre a l'évidence : notre cher et tendre a été volé. Nous chargeons sur notre dos le paquetage du burrito et partons finir notre trek -plus important que la poursuite d'un voleur péruvien.

A chaque entrée sur le territoire d'une nouvelle communauté nous jouons de nos talents de comédiens pour tenter d'éviter de payer la taxe de passage ; marchant maintenant en ronchonant contre ces péruviens qui nous ont subtilisé notre burrito nous ne sommes pas très enclins à lacher nos rares soles à ces hommes en armes que l'on paye pour la sécurité, disent-ils. Heureusement les paysages glacés de la Cordillera Huayhuash nous donnent du coeur pour continuer et nous sortons bientôt du territoire péruvien sous le regard approbateur de la montagne. 

Sous le regard approbateur de la montagne



Publié à 18:17, le 20-jui-2007, dans 09 Cordillera Huayhuash,
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Botaniquement et bestialement vôtre

En Amazonie l'observation du monde animal et végétal n'est perturbée que le temps d'une brève seconde, sans doute une de trop, pour écraser d'une main ferme le moustique ou l'insecte dérangeant qui vient profiter de la peau encore vierge de l'étranger. Il ne faut jamais relâcher l'attention car le danger est permanent et multiple : rencontre avec un animal dangereux (insecte, serpent, jaguar...), rencontre avec un Indien non contacté, infection d'une plaie pourtant bénigne, perte de notre trace au risque de suivre la Yoda, cette déesse amazonienne si séduisante que selon les dires elle invite les jeunes hommes à la suivre pour les perdre à jamais dans la forêt... Mais avant tout, les sens sont toujours à l'affût pour ne pas manquer l'occasion de se désaltérer d'un fruit ou de l'essence d'une plante, d'écouter le chant d'un oiseau mimant celui d'une goutte d'eau ou le rire d'un singe voltigeant dans cette canopée inaccessible qui interdit tout sens de l'orientation. Voici donc, dans la mesure des photos disponibles, un inventaire des animaux, des plantes remarquables et même de toutes les sales bestioles que nous avons rencontrés.

Achiote

Etrangleur

Sana-sana

Sigueme-sigueme

Plante utilisée pour soulager l'accouchement

Izula

Paca



Sancho

Singe noir

Trace de Jaguar

Un des intérêts de voyager avec notre guide Santos est d'abord d'apprendre à reconnaître un certain nombre de plantes médicinales dont nous vous présentons certains spécimens. Il y a donc des plantes utilisées pour les blessures de type fracture, plaie (la sana-sana est par exemple utilisée comme antidote aux morsûres mortelles de couleuvres), d'autres plantes présentant des propriétés parfois très originales. Par exemple en Amazonie, pour inciter une femme à le suivre un homme peut se parfumer avec la plante Sigueme-sigueme, ce qui a apparemment un effet radical.

Le Jaguar n'aura pas rencontré l'aventurina, certes non, mais ce ne sont pas les milliers de traces rencontrées au bord d'une rivière qui auront manqué.  De plus nous avons pu recontrer un certain nombre d'espèces très intéressantes, des papillons, des oiseaux au sompteux chant matinal, des singes insaisissables dans la canopée ou encore des caïmans noirs facilement repérables la nuit dans les lagunes.

 L'Amazonie fut aussi un milieu aux conditions de vie difficiles pour nous, en raison de la chaleur et de l'humidité qui y règnent. On peut cependant avec l'habitude y tenir longtemps, très longtemps, en coupant un palmier, ou une paca (plante proche du bambou) pour se désaltérer. Ainsi, quand la chance est avec l'aventurina, un simple coup de machette permet d'obtenir une bonne dizaine de compartiments étanches tous remplis d'un liquide parfumé (voir photo). Un milieu de vie difficile nous disions donc, ceci aussi en raison d'une meute de bestioles qui font partie du quotidien. Il y a les prédateurs dangereux (jaguar, caïman noir, anacondas), les serpents venimeux et surtout ces insectes. Dès le deuxième jour, le nombre de piqûres de moustiques et surtout de ceux de petite taille (les moscos) s'avéraient plus efficaces à compter que les moutons pour s'endormir. Manu et Manu ont aussi expérimenté de coriaces acariens et même pour Manu la piqûre légère heureusement sans dommages de l'Izula, une fourmi dont la piqûres est pourtant réputée provoquer des fièvres carabinées et des hallucinations. Dans les statistiques de la section Amazonia figureront donc le nombre de claques que nous avons dû distribuer pour résister à tous ces insectes dont nous ne connaissons parfois même pas les noms...

Alors mec, elle est où?



Fourmis coupeuses de feuilles

Oeufs de grenouille

Trace de Capibara

Excréments de Jaguar

 



Publié à 18:49, le 17-jui-2007, dans 08 Amazonia,
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Les meilleurs commentaires des fans de l'Aventurina

 

En remerciement au fan club de l'Aventurina qui nous a suivi et encouragé pendant ces 6 longs mois d'aventure, voici enfin réunis tous nos commentaires préférés. Evidemment vous pouvez commenter ces commentaires et nous faire plaisir encore.

Commentaire sans titre

Bonjour, je suis une admiratrice inconnue et j'admire beaucoup ce que vous faites. C'est pour cela que je suis bien contente que vous ne vous soyez pas fait tronçonner l'épididyme par des indigènes "non contactés" (mais si vous voulez quand même un jour les contacter, je peux vous filer leur adresse email). Cependant, je pense que ce n'est pas sur les traces de petits mammifères ni même du jaguar que vous êtes allés vous frayer un chemin à la mâchette, mais d'un mythe auquel vous aspirez et cherchez désespérément à ressembler, de la Patagonie à la Cordillère blanche. Ce même mythe aurait d'ailleurs pu vous aider à aller un peu plus loin dans l'identification des "singes noirs". J'espère en outre que ces longs mois passés avec un sex ratio éternellement égal à un ne vous aura pas poussé à rouler à gauche, de sorte que je puisse mettre en avant mes qualités d'admiratrice en septembre.

Mythique

Publié par Alice
Hum, que dire: je suis à la fois fascinée et interdite devant un tel récit et de telles prises de risques. On se croirait dans un film d'Indiana Jones. Au fond c'est ce qui fait rêver, mais une chose est sûre, il me manque, comment dirais-je, de sérieux atouts, pour oser et vivre de telles aventures. Je vous tire mon chapeau et vous livre ma profonde admiration Messieurs.
Désormais, c'est certain, l'Aventurina est un mythe.

euh...ca va bien?

Publié par coraline
Je vous suis...enfin de derrière mon écran, chose facile!!
ca y est, on dirait que vous êtes des vrais petits sauvages! ca fait frissonner vos aventures, c'est vraiment un truc incroyable ce que vous êtes en train de réaliser... je suis bleufée (dites, ce ne sont pas des trucages quand même?)!
bonne route, tout le Rwanda est avec vous!
una cosita : cuidense, quand même!

Enième encouragement

Publié par djamel
salut les gars! je rejoint un peu tard la barque des supporters des 2 manus mais je pense qu’il n 'est pas encore trop tard pour vous féliciter et vous pousser jusqu’à Quito! chapeau bas pour les exploits physiques, la force mentale qui permet parfois d aller encore plus loin que n en veut le corps humain, ou encore votre blog très plaisant à lire, avec moultes péripéties et une dose d'humour certaine ![...]

Epoustoufflifiant

Publié par Framboise
Bravo et encore bravo, les petits, c'est fabuleux ce que vous vivez là. Elle restera toujours dans vos esprits et dans les notres aussi. N'oubliez pas de vous féliciter d'être ensemble car tout ce chemin parcouru, vous ne l'auriez pas fait l'un sans l'autre.
Je viens d'apprendre que Loulou a eu son bac avec mention AB, je ne pouvais pas m'empêcher de le dire. Je vous embrasse tous les deux.

Quel plaisir!

Publié par paipous
bravo fiston, je suis content pour vous deux, votre blog est classé en tête et vous y resterez car tout est beau dans ce que vous nous envoyez! on sent cet amour de la planète terre qu'il faut désormais sauver; ce sera votre fil conducteur dans votre vie, qui sait ? à bientot, je vous embrasse tous deux!

Salut les Amérindiens

Publié par Burnegade
Avez-vous trouvé de l'or et des diamants ds l'enfer vert? ou qqs mygales triple-sauteuses? Faites gaffe encore au puma qui vous suit à la trace et dont la mémoire est terrifiante...
L'avis de recherche était imminent!! mais c'était sans compter sur le débrouillardise des Manus²!!
Il paraît que vs avez une coiffure d'Aymaras. L'arrivée des Indiens à Paris pourrait poser qqs problèmes d'expulsion du territoire.. Alors, n'oubliez pas d'acheter ds l'avion un béret, une baguette et un litron pour avoir une petite chance d'éviter le service de désinfection phytosanitaire!!!
Ton affreux tontounet dynosauro-ptérodactyle à la toison mamouthesque.... qui se "déplume" inex, or, hablement.

Commentaire sans titre

Publié par bingo
y s' arreteront jamais ces ptit gars ?!! quelle énergie !
allez bon vent, continuez à nous faire rêver
merci pour les superbe photos. votre blog est vivant, vraiment sympa. changez rien!!!

Salut les Manus

Publié par La marie
Même si l'attente se fait insupportable, le désir de vous revoir et de vous écouter de plus en plus vif, je vous souhaite quand même de très belles aventures pour le mois qui nous sépare encore.
Merci pour vos belles photos qui nous permettent de vivre vos voyages un peu avec vous et de voir vos grimaces dans les moments d'efforts.
A tout bientôt.

Bravo les mecs

Publié par Olivier
Salut les aventuriniens,
Voilà mon premier post sur votre blog, il intervient peut-être un peu (trop ?) tard pour les encouragements, alors ce sera des félicitations ! De toute façon avec votre mental à toute épreuve, nul besoin d'encouragements, ça deviendrait trop facile.
En tout cas je peux vous dire que j'ai pas perdu une miette de votre fabuleux périple. Vous avez bien fait baver le pauvre petit étudiant banlieusard que je suis, enfermé dans son studio minable, lorsque vous posiez avec vos montures devant votre adversaire terrassé, tantôt un col de 80 bornes, tantôt un sommet de 6000 mètres... Vous avez du en chier grave c'est clair, mais je suis sûr que vous oublierez bien vite les moments les plus durs.
Et puis je crois que l'aventurina est pas tout à fait finie alors faites nous encore rêver : grimpez, marchez, courrez, pagayez, nagez, mais surtout continuez à nous faire partager tout ça. Profitez.

A bientôt j'espère,
Olivier (Biterro-Grenoblo-Parisien)

Chefs la recette

Publié par Le prince
Deux manus, deux vélos, deux-trois déserts (encore que...), un lac, un tigre, quelques km de bitume, quelques km de piste, une bonne dose d'hispanophiles sympathiques...telle est la recette du meilleur blog uniterre je suppose.
Félicitations et merci de maintenir un blog à la hauteur !!
Les gars, une bonne bise !
Le prince

Un ptit coucou aux 2 champions

Publié par Rudon
Désolé pour le retard, mais je sors tout juste de formation.
J'ai quand même pris le temps de suivre votre aventure et je la trouve géniale.
C'est tout simplement impressionnant ce que vous faites. Toutes mes félicitations !!
Bon courage pour la suite et à bientôt.
Rudon

Non!!

Publié par J-B
Alors quoi c'est la dernière étape ? Comment je vais me changer les idées avant d'aller bosser moi maintenant !! Pff !! J' suis sûr que vous avez des mollets assez musclés pour atteindre le Québec (après une petite pause). Bon on en reparle, en attendant, milles félicitations et respects pour cette remontée musclée et rêveuse d'un continent lointain ! A bientôt ! J-B

Aller, poussez un peu plus loin les gars

Publié par FabFab
J'ai ete plutot silencieux sur votre blog, mais j'ai suivi votre aventure de près. Felicitions, vous poussez grave comme on dit chez nous.
Alors je vous encourage un peu plus pour que vous veniez me rejoindre un peu plus au nord, au Mexique, ou je vous accueillerais avec des succullents tacos et un petit mezcal de derrière les fagots.
Enfourchez vos becannes, et souquez ferme moussaillons de l'asphalte : à peine 5000 km nous séparent, et cette fois-ci c'est presque tout plat !
Merci pour ce joli blog,
a plus les Manus,
FabFab

Licancabur

Publié par matteo
Hola chicos!!
Vous voilà donc en haut de la belle côte menant au désert volcanique de l'Altiplano. Derrière, il y a des champs de geysers, le volcan Licancabur dont vous pouvez faire l'asencion avec le guide Macario, et vous pulvériserai tout vos records d'altitudes parce que là vous franchirez les 6000m, et escaladerez l'un des volcans sacrés de la mythologie Inca. Donc si vous pouvez vous le permettre, faite ça, vue dantesque assurée. Je suis tout ému de voir que vous êtes passé exactement aux mêmes endroits que moi il y a 6 mois maintenant, vous êtes arrêté sur la même voie de secours dans cette montée de ouf...
Félicitation pour tout le chemin parcouru, bon courage pour la suite, profitez en bien!!
Matteo, du Laos...

L'Atacama...pfff!!

Publié par Le prince
Cette "desert session" m'a belle et bien ému, vous l'imaginez ! Passée la compassion, vous imaginer tout frêles sur vos machines en plein milieu d'un "désert" prête à sourire chers amis.
Permettez-moi de rappeler quelques règles essentielles qui font qu'un désert est un désert : tout d'abord, ce que vous rappelez, pas d'eau, pas d'herbe, paysage uniforme...mais dans un vrai désert y'a pas de route ! Et dans un vrai désert, quand on bivouac à la fraîche, ben on meurt, soit parce qu'une tempête de sable nous a recouvert, soit parce qu'un serpent à sonnettes est venu faire résonner vos testicules. Et puis surtout, dans un vrai désert, on voit rarement deux blancs-becs à vélo, ou alors c'est le Paris-Dakar...dans le désert on marche, dans le désert on s'enveloppe de laine caprine pour faire suinter les aisselles et profiter de ses quelques gouttes de fraicheur, dans le désert on boit du thè (à la menthe) pour ne pas trop dormir...

Bref, la bise mecs, profitez bien de la Bolivie et bon courage pour le (long) chemin qui vous reste.
Le prince.

Vous êtes beaux

Publié par Pataframboise
Vous êtes très beaux, les petits, et on a beaucoup de plaisir à vous voir (surtout après le souci qu'on a eu pour votre santé dans ces conditions extrêmes). En tous cas, on vous tire notre chapeau et soyez prudents. Gros bisous à tous les deux (même si je ne connais qu'un Manu, j'espère connaitre le deuxième un jour).
Bonne route les petits !

Buen Viaje

Publié par angelica
Hola soy del norte de chile y conoci lo que están haciendo por una entrevista en la televisión. Que bueno que esten recorriendo este maravilloso país el cual esta lleno de contrastes y hermosos paisajes.
 Deseo de corazón que tengan un buen viaje, que todo les resulte bien y disfruten del norte de chile.
Angelica
Antofagasta - Chile

La contraction des longueurs

Publié par Erwan
Ouech Ouech les manus, on est un peu à la moitié de l'aventure, vlà que jsuis parti pour enrichir vos commentaires d'une contribution rousso philosophique. Ca commence déjà évidemment par la déclaration d'un soutien sans borne : c'est bien beau de faire les bo gosses au teint d'albinos (comparé à la norme sud américaine) à poil avec du vin (comme au temps des grecs), ou avec des cabriolets (comme dans un film gay), mais justement ça renforce au plus haut point mon imagination de toutes les difficultés et les souffrances que vous devez inexorablement endurées durant ce trip. Vous les cachez bien, mais je ne peux m'empêcher de penser à toutes vos sensations quotidiennes délicieuses, de caleçons éperdument mouillées, de crampes incurables, de chocs absurdes des cultures, du froid souvent suffisamment pointu surement, pour transpercer votre couchette, et de cette chaleur humaine, je veux dire féminine, aussi présente que dans le désert de Gobi (la référence). J'me dis alors que putain j'suis bien là, à bouffer mes Kinder maxi.
Mais le soutien est souleveur d'admiration : car plus les jours passent et moi, à 15000 km, de sentir ma bite qui rétrécit progressivement par rapport à la votre. C'est ce que j'apprends aussi en relativité : la contraction des longueurs, ça doit jouer aussi. Donc voilà, sans vous y apercevoir, vous enseignez une véritable leçon de self-esteem. Mais bon je vais pas jouer ma tapette jusqu'au bout, je vous attends pour ces grandes vacances, aussi en forme physiquement, et butez moi leur face à ces cols de 5000m.

Ptain dtruc de ouf

Publié par J-B
Salut les Manus ; Laissez-moi vous dire, votre périple casse des côtes de buffle, quant à votre récit, poignant jusqu'au poing final, la hâte de savoir comment vous avez défoncé ces nouveaux kms de dénivelé m'assaille. Ce récit est tellement à l'image de vous, fort et beau, qu'on parvient presque à oublier la tenue toujours aussi laide de Manus (mais enlèves moi ce marcel bordel, tu vas nous attirer des ennuis). Merci de partager votre gigantesque voyage, c'est des paysans (ils vivent surtout de l'agriculture là bas, ahh oui). A bientôt, ici ou là-bas, mais ailleurs !!

Tout à fait Patrick

Publié par Quentin
- Alors que la campagne présidentielle entrrrre dans sa derrrnière ligne droite en France, Patrrrrick, l'agitation est à son comble du côté des spectateurs de l'Aventurina vérrrritablement, et une question s'impose à l'esprit de TOUS les observateurs : dans quelle condition le Paso San Francisco s'est-il vu défoncer ses 4765m?
Nous attendons au plus vite des informations de l'échappée de tête, tandis que le peloton continue tant bien que mal à suivre les aventurrres trrrépidantes des hommes de têtes.
Souhaitons-leur bon courage, ainsi qu'un très gros mental, Patrick, c'est probablement en plus du PQ ce dont ils ont le plus besoin!

Commentaire sans titre

Publié par Carlos
Les mecs, vous me faites rêver... Y a moyen que je débarque en juillet? Promis, je m'entraine!
Biz,
Carlos

Des cuisses à faire rougir Maël...

Publié par Dude
...vous en avez maintenant c'est sûr !
Bon courage pour la suite.

Maël ne rougit pas

Publié par Maël
Vous me faites rire avec vos aventurettes, *MOI*, *TOUS LES DIMANCHES*, je fais *SIX* fois le tour du parc Montsouris en courant !
Ah oui, un conseil : ne prenez pas Carlos avec vous, il va arrêter de pédaler après le deuxième virage...

Perro que ladra no muerde

Publié par rhum
à vous de vérifier, proverbe local que je n'ai pas eu le coeur de vérifier.
ça y est, je sais tout : j'ai vu le site, le blog, benh ça fait plaisir de voir qq chose d'aussi agréable à lire.
une bise à manu mais surtout à manu (promis on se capte en juillet/aout/septembre ou autre, de toutes les façon t'es sur paname, non ? ...) bon courage et bonne route, ou piste ! ...

camarades à 2 roues

Publié par Livio
Coucou les amis !
ben ça fait plaisir de voir toutes ces belles photos, ces kilomètres de pistes, routes et autres éléments pas toujours très plats parcourus. Ces milliers de personnes rencontrées.
Courage pour la suite, pour toutes les montées interminables au soleil couchant et sous la pluie. Bravo pour avoir eu le courage de ce voyage.
A bientôt,
Le cycliste Livio

Bravo les gars !

Vous savez quoi, vous êtes impressionnants ! Merci pour ce blog, ca fait plaisir de partager un peu vos aventures, vous devez en prendre plein la vue (les jambes aussi, mais vous avez l'air de bien vous porter, non ?!). Bonne chance pour la suite.

Sarah la nantaise

Super le blog

bravo pour votre aventure, nous avons bien évidemment voté pour votre blog !
Félicitations, déjà la moitié du parcours....merci pour vos photos, vos témoignages et vos commentaires. Nous voyageons à distance ! Nous pensons bien à vous.
Marie
Manu, je vois que ton entrainement avec moi, Patrice et Laurent, sur les petites routes de l'Yonne ta servi !!
Claude

Quel style!!

Publié par Louloute Fionette
Aaaahhhhh!!! Ca me rappelle quelques souvenirs ces coups de pagaie... Manus, je dois avouer que tu pagaies bien mieux que moi... en tout cas en photos ;-) ! Merci pour les nouvelles et les super photos: ça pousse! Vous êtes les plus beaux et les plus forts!
Gros bisous!
Alice

rhaaa

Publié par branlutte
salut les gars. Il va falloir arrêter de faire des trucs de ouf comme ça vous allez commencer à devenir mes idoles... Surtout pour avoir eu les couilles de faire ce que personne n'ose vraiment. Ce soir en rentrant je pensais que j'avais une vie plutôt cool, mais c'est peu de choses face à ce que vous être en train de vivre. J'aurais presque hâte de vous revoir mais vous avez l'air tellement mieux là où vous êtes, dans votre élément : de la nature, du muscle et un gros bordel.
Amitiés,
Nicolas

Le rêve

Publié par tonio
Bravo messieurs, vous nous faites rêver, et c'est bien là le principal. Je vais être papa dans quelques jours et manu (le blond) tonton pour la deuxième fois, et il me tarde déjà de retourner sur ces terres hostiles et si belles.
Attention à vous, et bon courage.
On vous suit...

Commentaire sans titre

Publié par Vince le mexicain
Et bin, ca a l'air d'aller pour vous, Manu (de Béziers) je vois que t'es toujours aussi imberbe, tu pourrais faire un effort pour ressembler a un VRAI gros sale barbu.
En tout cas ca me donne des crampes vos conneries depuis mon tranquille petit bureau, en Nouvelle Zélande! Moi ici, je profite a 200%, c'est vraiment extra... On se racontera tout ca tranquillement à la maison dans quelques mois! Que les vaya muy bien, y sobre todo, cuidense muchachos!!

Ca pousse!

Salut les mecs.
Je viens de comprendre comment accéder au blog, ce qui m'a permis de reprendre tout votre périple depuis le début.
Les photos sont vraiment très réussies et ça fait plaisir de voir vos bouilles de baroudeurs.
Prenez soin de vous et continuez sur ce train.
Amitiés,
Thibault
PS: félicitations au futur papa.

Que chevere!

 

Publié par Cristina, Cristian, Carlita, Erick
Suerte Manu, en tu viaje las fotos estan super plenas, esperamos que vuelvas pronto a Ecuador.
Disfrutalo mucho y trae souvenirs.



Publié à 11:25, le 17-jui-2007, dans 11 Epilogue,
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