Bilan de la section Región de los lagos

 

Distance (km) / dont piste (km)

751 / 30

Nombre d'étapes

7

Dénivelé positif cumulé (m)

5586

Altitude maximale (m)

1867 paso Pino Hachado

Latitude de départ / arrivée

computation en cours

Temps passé sur la selle

36 h 50 min

Nombre de crevaisons

1

Quantité de flocons d'avoine brûlée par l'équipe (kg)

5

Nombre de coups de pédale

- Alors Manu
- Bin je crois que je me suis arrêté après 57
- Un nombre débile en moins

Difficulté(s) majeure(s)

Souffle oppressant des camions sur la Panaméricaine

Consommation de paires de chaussettes*

2

Nombre de contacts avec un chien**

3

Brasiers allumés

4

  *Une chaussette est qualifiée de consommée lorsque son utilisation compromet le déroulement de l'expédition que ce soit pour des raisons de socialisation avec la population ou des raisons de tensions au sein de l'équipe.

**Les contacts valides ont été dénombrés lorsque l'un des deux protagonistes perd une dent au cours de la rencontre. 



Publié à 17:27, le 22-mar-2007, dans 02 Region de los Lagos,
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L'Etape du 14 Mars

Depuis le début de cette aventurina, les étapes s'enchaînent et la position sur le vélo  varie entre buste droit et yeux grands ouverts devant la découverte de nouveaux paysages ou au contraire tête dans le guidon afin d'essayer à tout prix d'atteindre le village-étape salvateur. Les étapes sont loin d'être égales entres elles et il y en a une, celle du 14 Mars dernier, qui reste pour l'instant la plus accomplie de l'aventurina, une étape à part.

Le point de départ de cette étape est un bivouac à 800m d'altitude. La veille, nous nous étions arrêtés plus tôt que prévu, usés par les crevaisons, les pépins mécaniques, la fatigue physique et la traversée du plus long Tunnel des Andes.

L'objectif est donc clair, en 3 temps : 55 km de bosses en terrain de montagne pour atteindre le pied du Paso Piño Hachado, 1000 mètres de dénivelé et 22 km d'ascension Patrick jusqu'au col (1864m) , enfin descente en Argentine sur 60 km pour atteindre le village de Las Lajas à 800m d'altitude, le seul à 100 km à la ronde. La grande inconnue, le moment fort, ça doit être le passage de la frontière Chili-Argentine au col et la plongée dans cette Sierra d'Argentine désertique.

Le départ de fait à 8h35 dans les brumes du matin qui annoncent une journée très, très chaude. La végétation que nous avons connue dans  les campagnes vertes du Chili laissent progressivement place à un milieu plus sec, où les rares arbustes sont noyés dans un paysage de montagne aux roches mises à nu. L'arrivée au pied du col et au poste frontière chilien se fait de bonne heure à midi, mais pourtant 600 mètres de dénivelé ont déjà été avalés dans ces montagnes russes éprouvantes alors que nous ne sommes au final pas montés en altitude.

Pour atteindre l'Argentine et toutes ses inconnues, il nous reste les 22 km d'ascension en pleine chaleur. Cette montée sera magnifique et plus facile que prévu, aidés par le vent pour une fois au milieu des derniers Araucarias.

La dernière portion raide du Paso Piño Hachado (1864m) au sortir d'un bosquet d'Araucarias

C'est une grosse déception que d'entamer cette descente sur 6 km de piste en sale état, pour ce qui était marqué comme une portion de route. Avec le passage du poste frontière argentin et le retard pris en raison de nombreuses prises de vues, c'est déjà le début de soirée et il reste 55 km à boucler.

Le désert s'annonce au passage de la frontière argentine

Les derniers reliefs sont déroutants avant d'entamer la descente

Se présente alors une section qui représente tous les rêves les plus fous de nos nuits animées de cycliste : un faux-plat descendant sur 50 km, le soir au coucher du soleil, sans un arbuste ni un brin de vent, une route droite à perte de vue dans un désert de pampa extraordinaire. Cette dernière portion sera avalée dans l'euphorie à 45 km/h de moyenne, à grand renfort de relais. La moyenne aurait été sans doute plus élevée s'il n'avait pas fallu éviter un contact atroce avec un vache perdue au milieu de la route ou s'arrêter pour un barrage de police de routine.

Arrêt forcé afin de ne pas manquer les lueurs du soir

L'Etape, 136km, 7 heures de vélo, 1466 mètres de dénivelé, un passage Chili-Argentine aux changements de paysage déroutants, un final de folie tout juste pour arriver nuit tombante au petit village de Las Lajas et attaquer pour de bon cette Argentine, voilà une journée de vélo qui est restée gravée dans nos esprits.



Publié à 16:50, le 21-mar-2007, dans 02 Region de los Lagos, paso pino Hachado
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Mission mise en jambe à l'alpinisme sur les pentes du Villarica

Dans la rue principale de Pucón, 5ème cuadra à droite se trouve le bar Mamas y tapas. Vous y entrerez et demanderez à parler à celui que l'on nomme El Taliban ; c'est votre homme, il vous louera du matériel de haute qualité mais il faudra y mettre le prix. L'équipement en main vous aurez dix minutes pour vous changer, en pleine rue s'il le faut, trier le matériel qui reste de celui qui part pour l'expé, ficeler un sac de fortune et n'oubliez pas de voyager léger. À ce moment précisément le dernier bus de la journée passera, il vous déposera à l'embranchement entre la route et la piste de terre qui mène à la méconnue face Est du volcan Villarica.

Deux sacs ficelés parés au départ

Inutile de préciser qu'à ce niveau personne ne vous prendra en stop et vous devrez marcher deux bonnes heures pour arriver à la cabane du petit vieux à moitié sourd ; vous y présentant en tant que français, il vous accueillera avec joie pour la nuit car c'est son ancêtre suisse qui a construit les thermes de Villarica. Le lendemain cinq heures de marche seront nécessaires pour avaler les 20km et les 1200m de dénivelé restant jusqu'à la base du glacier. Arrivés ici vous saurez quoi faire pour que l'ascension du volcan Villarica concrétise la réussite de votre mission.

Le cône du volcan Villarica (2840m) vu depuis la base du glacier

Nous avions tout préparé. Ne parlons pas des sacs à dos, évidemment nous n'en avons pas lors de cette phase cycliste de l'aventure mais nous marchions sans problème, même les bras chargés. Il est vrai que nous n'avions pas de carte, mais ce n'est pas l'heure perdue à se tromper de chemin qui nous a empêchés d'arriver dans les temps au camp de base. La reconnaissance de la voie a été faite proprement et en allant nous coucher nous étions en pleine confiance car nous avions tout préparé.

 En route pour la reconnaissance de la voie
sur le glacier noirci de cendres volcaniques

Les choses se sont gâtées après minuit lorsque notre sommeil lourd a été interrompu par ces violentes bourrasques qui s'engouffrent sous la toile ; nous avons du construire de toute urgence un mur de pierres pour sauver notre canadienne d'une dramatique déchirure.

 

Comme prévu nous nous réveillons deux heures en retard et c'est en sortant une paupière collée de la toile protectrice que nous mesurons l'ampleur de la tempête qui veille sur le volcan. Une pluie battante glacée aurait tôt fait de refroidir le brave qui tenterait une ascension ou même simplement une sortie pipi. Quelques heures d'attente, rien à faire, les éléments ont été plus forts que notre volonté implacable. Nous repartirons la queue entre les jambes en jettant un dernier regard mélancolique à la forêt d'araucarias qui peuple les pentes du volcan Villarica.

 Retour aux araucarias



Publié à 17:32, le 19-mar-2007, dans 02 Region de los Lagos, volcan Villarica
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Partir en expédition ? Oui, mais à l’arrache.

Arriver à Puerto Montt c’est en repartir aussitôt ; on doit emprunter 20km d’autoroute pour s’éloigner très vite et bientôt cotoyer les bords du lac Llanquihue près de Puerto Varas. C’est ici que nous est venue l’idée, une idée qui appartient bien au concept de l’Aventurina : arriver dans une ville et prendre en quelques minutes la décision d’aller faire une petite expé en kayak, repartir sous la pluie après une grosse étape pour profiter du bonheur de pédaler à la fraîche dans le soleil couchant ; se lever, appuyer fort sur les jarrets et sentir les limites de son souffle ; tout ça pour arriver dans les temps, préparer en deux heures une petite expédition de trois jours sur le lac Todos los Santos. Mais oui ça en a valu la peine, ne serait-ce que pour s’entrainer et ne pas perdre le coup de pagaie avant de se lancer dans la traversée du Titicaca. C’est ce qu’on aurait pu se dire en partant sous la bruine, en partant avec une légère déception de ne pas voir le paysage, mais tout de même, en partant plongés dans une ambiance mystérieuse où des brumes inquiétantes remontent lentement des versants à pic.

Révision des fondamentaux

Ça en vaut la peine aussi pour un réveil sur une petite plage déserte quand le soleil est de retour et que l’on voit enfin les volcans qui entourent le lac se refléter sur ses eaux calmes.

Parc National Vicente Perez Rosales (au fond le Puntiagudo, 2190m)

Après deux jours rythmés par le son des clapotements de l’eau sur la coque du bateau, nous nous engageons pour la traversée sans escale du lac. Il fallait être là, au milieu du lac, à l’heure fatidique pour voir le soleil couchant se poser exactement au sommet du cône du volcan Osorno ; c’est à ce moment, dans une lumière du soir tamisée par l’ombre du volcan que le lac Todos los Santos décide de montrer sa face sauvage. On nous avait prévenu, le lac paraît calme mais en quelques minutes un vent violent peut se lever et créer des vagues dangereuses pour une petite embarcation. Alors il faut pagayer contre les crêtes, gérer la direction en arrivant dans les creux et faire attention à la prochaine qui arrive sur la gauche en appuyant pour nous retourner ; alors il faut pagayer fort, surtout ne jamais s’arrêter, essuyer les lunettes de soleil devenues inutiles tant elles se font laver par les embruns. Stop, on est arrivé, on s’était cru en mer mais il faut maintenant se jetter dans les vagues, avancer dans un sable mouvant, tomber à la renverse dans l’eau froide, faire un feu, non... un brasier pour sécher nos corps et nos habits, et enfin repartir le lendemain matin aprés une nuit humide, ah... la belle étoile.

Départ au petit matin pour une traversée de 15 km

Cap sur le Volcan Osorno, 2652m

 



Publié à 17:21, le 7-mar-2007, dans 02 Region de los Lagos, lac todos los santos
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Premier prix du public au concours de blog 2007

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