Bilan de la section Altiplano

 

Distance (km) / dont piste (km)

821 / 419

Nombre d'étapes

9

Dénivelé positif cumulé (m)

3348

Altitude maximale (m)

4600

Latitude de départ / arrivée

à cette date le GPS est officiellement mort,  un chiffre en moins.

Temps passé sur la selle

48h
(une semaine avec heures sup volontaires cette fois)

Nombre de crevaisons

2

Quantité de flocons d'avoine brûlée par l'équipe (kg)

1
là ça commence à vraiment devenir difficile de manger toujours de truc le matin

Nombre de coups de pédale

Dans le sable ? beaucoup trop 

Difficulté(s) majeure(s)

- Cette dune de sable, c'est la piste ?
- Manu, tu vois le lit de rivière à droite... c'est ça la piste !

Consommation de paires de chaussettes*

0

Nombre de contacts avec un chien**

19

Nuits à la belle étoile

3

*Il y a longtemps qu'elles n'existent plus.

**Dont 17 au cours de l'ultime étape ultime, ils nous ont fait vivre une nuit d'enfer, maintenant nous les détestons, alors cachez bien votre caniche à notre retour, pour son bien être psychique.

 



Publié à 16:35, le 5-jun-2007, dans 05 Altiplano,
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Brève : El camino de la muerte

 

Vous croyiez vraiment que nous allions les laisser partir comme ça ? Après tant de mois de caresses et de sueur partagés, à peine arrivées à La Paz, déjà nos montures trépignaient d'impatience et raclaient le crampon contre l'asphalte en signe d'excitation. Non, nous ne pouvions pas les relacher dans la nature avant d'avoir partagé une dernière émotion.

EL camino de la muerte, la route réputée la plus dangereuse du monde, 70 km d'asphalte et de piste de cailloux humides, une descente vertigineuse de 3150m de dénivelé négatif vers l'Amazonie, le tout dans un doux nuage qui empêche le cycliste insouciant de voir le fond du précipice dans lequel il manque de tomber après chaque virage négocié un peu trop à l'intérieur dans la fièvre de la course avec le Manus.

Manu ? T'es mort ?

Voilà nous sommes toujours vivants, les montures sont dans les cartons mais l'Aventurina continue plus fort que jamais... en kayak, à pied, à cheval, à bientôt.

 



Publié à 16:32, le 4-jun-2007, dans 05 Altiplano, Coroico
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L'ultime étape ultime

 

Il fallait en finir. Excités par cette arrivée dans la capitale bolivienne, synonyme d'aboutissement de cette expédition vélo, nous avions même laissé au vestiaire les dernières règles d'hygiène dans une atmosphère de saturation sur le plan mental. En profitant de la forme du moment le but était donc de rallier l'objectif final par tous les moyens pour réaliser les 240 km qui séparent Oruro de La Paz d'une seule traite.

Pour une fois, les panneaux boliviens n'indiquent pas un faux kilométrage 

Pour réaliser une telle distance, à une moyenne horaire prévisionnelle de 20 km par heure, il faut au minimum 12 heures sur le vélo : avec les pauses, cela fait au minimum 15 heures donc forcément une bonne portion de la nuit qui sera la plus difficile et qui demande le plus d'attention sur cette route principale.  Nous attaquons donc le parcours à la nuit tombante, à 18 heures au départ d'Oruro. En voici les principales péripéties.
20h00 : arrêt pour dîner dans une gargotte et repos des lampes frontales,
21h00 : prolongement du dîner devant La marche de l'empereur diffusé de manière surprenante,
22h00 : nouveau départ, au kilomètre 41,
22h30 : première agression par un chien errant,
23h15 : état de nervosité chronique dû aux rafales incessantes des camions,
0h00   : arrêt dans la gargotte No.2 pour lutter contre le froid,
0h30   : Manu a deux bergers allemands fortement batardisés aux trousses : les molosses mordent et retiennent les sacoches, mais pas Manu.
0h45   : 12 ème agression d'un chien au sortir d'un village comme les autres,
1h15   : pointe à 40km/h pour éviter l'agression d'un chien.
2h00   : recherche infructueuse d'une barre en métal pour se défendre,
3h00   : arrêt dans la gargotte No.3 et discrète fuite devant les ivrognes locaux,
4h20   : bivouac forcé par la fatigue et le froid, au bord de la route. Il reste encore 100 km à parcourir, mais le gros du travail a été fait

6h30   : sonnerie du réveil,
7h30   : réveil de l'équipe,
8h00   : nouveau départ,
8h30   : indifférence de l'équipe devant l'attaque d'un chien, le dernier, le 17ème,
9h30   : arrêt dans la gargotte No. 4 pour un double petit déjeuner,
11h00 : reprise au kilomètre 170,
13h00 : crevaison de Manu,
15h00 : arrivée libératrice sur les hauteurs de La Paz et seconde crevaison de Manu,
16h00 : arrivée en centre-ville et fin d'une belle histoire à vélo...

À 4000m, avant la descente vertigineuse vers La Paz, l'arrivée à El Alto et l'apparition subite de la ville restera inoubliable

 



Publié à 16:27, le 26-mai-2007, dans 05 Altiplano, La Paz
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Les pistes de Bolivie

Vous en avez marre de nos bavardages ? Alors pour une fois voici un article muet, asseyez-vous tranquillement sur notre selle et laissez-vous porter par le charme des pistes de Bolivie.

Allons-y

haut gauche : La laguna verde et le Licancabur
bas gauche : piste à l'allure de lit de rivière
ci-dessus : ruelle pavée de Salinas de Mendoza

champ de Quinoa



Publié à 16:19, le 25-mai-2007, dans 05 Altiplano,
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Folies sur le salar d'Uyuni

 Départ à la mi-journée pour une entrée mouillée sur le fameux salar, le plus vaste du monde, la salar d'Uyuni. Après un court doute sur notre capacité à traverser le lac salé à vue sans se perdre, nous partons en oubliant les récits de cyclistes désorientés qui ont failli y mourir. Pour la première étape l'hôtel de sel est en vue,  une chaleureuse soirée nous y attend en compagnie de notre ami québécois John Viens qui fait revivre Brassens à la guitare avant de jouer quelques langoureux morceaux de tango.

Comment imaginer un paysage aussi extraordinaire ? C'est très simple, vous êtes sur un bateau, au milieu d'un lac, ou plutôt d'une mer intérieure, seule originalité : le bateau ne tangue pas, il est pris dans la glace, coincé par la banquise qui se forme à cette saison. Pas d'autres choix, il faut mettre pied à terre, enfin le pied à sel. Sous le pas les cristaux de sel croustillent comme leur nom l'indique. En marchant ou en roulant, le son est celui de la sensation des pas dans la neige légèrement croutée en surface par une nuit gelée. Sur le sol se dessinent des pancakes hexagonaux en hommage à notre ami quebequois. En élevant le regard vous parcourez cette étendue immaculée, vous tournez sur vous mêmes et à 360º, toujours cet éclat des cristaux de sel vous éblouit. Au dessus de cet infini blanc, un autre infini bleu, le paysage se résume lorsque l'on regarde bien droit à un demi-plan bleu posé sur un demi-plan blanc, on appelle ça de l'art moderne. Seules de maladroites taches de nuages viennent perturber quelque peu le tableau, et entre les demi-plans quelques cônes de volcans et de montagnes lointaines apparaissent dans un mirage.

 

C'est ici que l'on se rend compte que la Terre est ronde, il n'est pas possible de viser une île de 50m de hauteur distante, d'où l'on se trouve, de plus de 30km ; notre regard porté par la tangente locale à la surface terrestre ne rencontre pas ladite île cachée par la courbature de la Terre.

Une fois que l'on s'est orienté, toutes les folies sont permises ; il est permis, par exemple, de rouler en suivant de larges courbes, l'on peut aussi filer en slalomant entre les petits agrégats de sel et l'on peut enfin gouter à la sensation de liberté, sans les pépins, et courrir nu sur le salar à l'intersection de deux demi-infinis.

Dans un tel paysage, on se sent réellement tout petit.



Publié à 16:06, le 20-mai-2007, dans 05 Altiplano, Uyuni
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Premier prix du public au concours de blog 2007

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