A venir : voyage au coeur de l'Amazonie

Après plusieurs mois d'altitude, de froid, d'absence de végétation, de vent qui s'engouffre dans notre col et de petit déjeuners pris après avoir fait fondre la glace, nous avions besoin d'un grand bol d'air : nous avions besoin de chaleur et de pluie, nous avions besoin de végétation impénétrable et de chants d'oiseaux, nous avions besoin d'Amazonie. Il n'y a pas de chemins dans la forêt nous avait-on dit, qu'importe, il y a des rivières et nous savons pagayer.
Arrivés de nuit à Atalaya nous ne savons pas où dormir, où manger ni où construire notre radeau ; avec la rencontre d'Ernesto les choses allaient rapidement s'arranger. Dès le lendemain nous pourrons commencer la construction grâce aux conseils d'expert et à l'atelier conséquent de ce vieux loup de mer.
Une hâche dans une main de Manu, une machette dans l'autre nous partons en quête de bois de Topa, droit et léger, pour la construction de notre radeau. Premier contact avec l'activité physique dans ce début de forêt tropicale, souffrance et grosses gouttes de sueur à la clé. Nous mettrons une journée entière pour trouver, dégager à la machette, abattre à la hâche, débiter et transporter au bord de l'eau les 5 beaux spécimens qui nous ferons flotter sur le río alto Madre de Díos. La sensation est bonne en fin de journée, même si des courbatures inhabituelles se profilent nous sommes satisfaits d'avoir fait du sport pour construire quelque chose de nos mains.

Couper du bois, et suer un peu...

Dès le matin, la chaleur est difficilement compatible avec le travail mais nous parvenons tout de même à percer nos troncs en trois points et à enfoncer à grands coups de masse les barres de fer transversales qui assureront la résistance du navire. Encore un coup de main d'Ernesto pour serrer correctement les troncs et replier les barres de fer sur les bords après les avoir rougies au chalumeau. Nous taillons notre proue en pointe pour l'hydrodynamisme, clouons les sièges, coupons une caña brava en guise de perche ; voilà, La Balsa est prête à prendre son mouillage avant que nous ne levons l'ancre pour les eaux tumultueuses du río alto Madre de Díos...

...suer encore et percer des troncs.

Manu, Ernesto, Manu, La Balsa, une petite fille, un affluent du Madre de Dios, un avant goût d'Amazonie.


Publié à 17:01, le 25-jun-2007, dans 08 Amazonia,
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