Les Torres del Paine
Un ciel menaçant domine les Torres del Paine L’arrivée à Puerto Natales fut une sorte de soulagement. Loin d’arriver à gérer en simultané le début d’un gros appêtit, les nécessités d’un repos, d’un ravitaillement et la communication vers l’extérieur, la préparation du prochain raid en autonomie s’est terminée dans la précipitation d’une nuit quasi blanche. Mais le problème, l’ennemi est surtout le vent et la moindre rafale nous donne l’inquiétude d’une nouvelle bourrasque. Les Torres del Paine, ses grands glaciers à l’infini qui se jettent dans des immenses lacs à 100m d’altitude seulement, ses murs d’escalade et son climat unique, c’est pourtant quelque chose qui est loin d’être gratuit. L’entrée est à 15000 pesos, sois 25 euros. Une façon assez radicale de sélectionner le mode de tourisme dans le parc, et on s’en doutait : des tours opérateurs à 80 euros la tournée, des restaurants et hôtels de haute montagne, des bus et encore des voitures, mais pas les formes de tourisme qu’on attendait dans un parc nacional pour contempler cette belle dame nature. En fait tout se paie dans ce parc, tout est hors de prix, tout se réserve, alors on a d’abord décidé sur les conseils des habitants de passer par un endroit tout à fait sauvage et d’entrer dans le parc par la petite porte.
Une langue du Campo de Hielo sur le lac Grey Le départ a donc été effectué à 5h du matin, à la frontale, pour essayer d’éviter le vent et surtout passer le poste de garde de la Cueva del Milodón avant que les gardes ne se lèvent. La première section de piste de graviers de l’aventure a été attaquée à ce moment, et cela devient un tout autre pilotage et, accessoirement, une toute autre moyenne horaire. Au moins il n’y a pas de vent, les vues sur le parc sont absolument extraordinaires et nous seront seuls, déséspérément seuls sur les 75 km du premier jour. Les deux jours suivants, avec le vent dans le dos et sur des pistes un peu défoncées nous ont permis de traverser le parc et d’en sortir les yeux pleins d’images d’animaux sauvages dont le “Guanaco”, une espèce proche du lama, et surtout de fabuleux condor des Andes. Ce parc est extraordinaire et la vue sur les Campo de Hielo Sur, les plus grands glaciers du monde (superficie immense, épaisseurs de glace impressionnantes parfois de plus d’un km), ses icebergs et chutes de glace, est impressionnante. Alors les meeecs, même si on s’est encore fait bien défoncer par le vent, même si on est revenu les cheveux raides de poussière et s’il est impossible de se laver en Patagonie, même si la pêche à la truite est pour l’instant un constat d’échec, on est reparti dans la pampa après ces 4 jours d’autonomie avec un bon pincement au coeur. A nous l’Argentine désormais... Petit matin sur notre bivouac de retour dans la pampa Ajouter un commentaire { Page précédente } { Page 59 sur 62 } { Page suivante } |
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